IYAWO ASSOCIATION

DÉFENDONS TOUTES ET TOUS LE DROIT À UN AVORTEMENT SÉCURISÉ

Au Togo, garantir les droits en santé sexuelle et reproductive, c’est aussi prévenir les avortements à risque et garantir l’accès à des soins de qualité

Chaque année, le 28 septembre, la mobilisation internationale autour du droit à l’avortement sécurisé rappelle une réalité : l’accès à des soins d’avortement de qualité est une question de santé publique, de droits humains, d’égalité et de dignité.

Pour marquer le dernier jour de sa campagne, IYAWO organise ce lundi 28 septembre 2026 un temps d’échange consacré à l’accès aux droits et services de santé sexuelle et reproductive au Togo.

À cette occasion, IYAWO propose un webinaire autour du thème :

« Garantir l’égalité d’accès aux droits et services de santé sexuelle et reproductive au Togo : de la prévention des avortements à risque à l’accès aux soins sécurisés et le changement des récits. »

Rendez-vous ce 28 septembre 2026 à partir de 12h30 sur Google Meet : https://meet.google.com/crq-vpab-bbw

L’avortement sécurisé : une question de santé et de droits

L’avortement est une intervention médicale courante. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il est considéré comme sécurisé lorsqu’il est pratiqué selon une méthode recommandée par l’OMS, adaptée à la durée de la grossesse, et par une personne disposant des compétences nécessaires.

À l’inverse, un avortement non sécurisé peut entraîner des complications graves, notamment des hémorragies, des infections ou des lésions des organes génitaux et internes. L’OMS estime qu’environ 45 % des avortements dans le monde sont pratiqués dans des conditions de sécurité insuffisantes.

Ces chiffres nous rappellent une chose fondamentale : prévenir les grossesses non désirées et prévenir les avortements à risque sont deux enjeux qui doivent être traités ensemble.

Cela passe notamment par une information fiable, une éducation à la santé sexuelle et reproductive, l’accès effectif à la contraception, des services de santé accessibles et respectueux, ainsi qu’une prise en charge rapide et de qualité lorsque cela est nécessaire.

Au-delà de la loi : rendre les droits effectifs

Parler d’accès à l’avortement sécurisé ne signifie pas seulement parler de textes juridiques.

Il faut également s’interroger sur ce qui se passe dans la réalité : une personne connaît-elle ses droits ? Sait-elle où trouver une information fiable ? Peut-elle accéder à un professionnel qualifié ? Le coût constitue-t-il un obstacle ? La confidentialité est-elle garantie ? Les adolescentes et les jeunes femmes sont-elles suffisamment informées ? Les survivantes de violences sexuelles connaissent-elles les services auxquels elles peuvent accéder ?

L’OMS souligne que les obstacles financiers, géographiques, informationnels et liés à la stigmatisation peuvent empêcher l’accès à des soins d’avortement de qualité. Elle insiste également sur l’importance d’informations précises, impartiales et fondées sur des données probantes.

Un droit qui existe sur le papier mais qui demeure inaccessible dans la pratique reste un droit difficilement effectif.

Changer les récits pour mieux protéger

L’un des défis majeurs reste également celui des représentations. L’avortement est encore entouré de silence, de honte, de peur et de stigmatisation. Ces récits peuvent empêcher certaines personnes de chercher rapidement une information ou des soins et peuvent contribuer à retarder la prise en charge. Changer les récits ne signifie pas banaliser l’avortement.

Cela signifie remplacer les informations fausses par des informations fiables, le jugement par l’écoute, la stigmatisation par la dignité et le silence par un dialogue responsable.

C’est aussi reconnaître que la prévention demeure essentielle : prévenir les grossesses non désirées grâce à une information adaptée et à l’accès à une contraception efficace contribue à réduire le recours à l’avortement. L’OMS rappelle d’ailleurs que l’éducation sexuelle complète fondée sur des données probantes, l’accès à la contraception et l’accès à des soins d’avortement sécurisés font partie d’une approche globale.

Une responsabilité collective

La question de la santé sexuelle et reproductive ne concerne pas uniquement les femmes et les filles.

Elle concerne également les familles, les communautés, les professionnels de santé, les éducateurs, les médias, les organisations de la société civile, les décideurs publics, les hommes et les jeunes.

Les médias et les créateurs de contenus ont notamment un rôle important à jouer : diffuser une information responsable, éviter les fausses informations, expliquer les droits et orienter vers des sources fiables.

Les organisations de la société civile, quant à elles, peuvent contribuer à faire remonter les réalités vécues, renforcer le dialogue communautaire et favoriser une meilleure connaissance des services disponibles.

Les professionnels de santé doivent pouvoir fournir des soins fondés sur les données scientifiques, respectueux et confidentiels. L’OMS recommande notamment de renforcer la formation des personnels et la qualité des services d’avortement.

Aujourd’hui, faisons de l’information un outil de protection

À travers ce webinaire, IYAWO souhaite ouvrir un espace de dialogue informé et responsable sur les droits et services de santé sexuelle et reproductive au Togo. Il sera question de prévention, d’accès aux services, de soins sécurisés, de droits, de responsabilités et surtout de la nécessité de construire des récits qui permettent aux jeunes, aux femmes et aux filles d’accéder à une information fiable et de prendre des décisions éclairées concernant leur santé.

https://meet.google.com/crq-vpab-bbw

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